Logorrhée verbale, version 4
(meddley, c'est comme ça qu'on dit ? Nombreuses séances d'écritures en tout cas, sur plusieurs années en plus)- En guise d'introduction -
A force de se tourner, la terre me donne envie de gerber. Drôle d'idée que de tourner sans clignoter ! Les joints tournent, eux aussi. Et ma tête quand ceux-ci me parviennent.
Je prend mon clavier, et j'écris. Je ne parle pas les mots, je les vomis.
Logorrhée verbale, Mes mots s'emballent.
Écran noir, mes mains s'activent, et tapent, écrasent les touches, forment des mots tandis que sous mon front obtus défilent des idées qui ne sont même pas noires, ni rouges, ni bleues. Mes idées sont des idébiles. Bêêêêê...
Je prend mon clavier, et j'écris. Je ne parle pas les mots, je les vomis.
Logorrhée verbale, Mes mots s'emballent.
Écran noir, mes mains s'activent, et tapent, écrasent les touches, forment des mots tandis que sous mon front obtus défilent des idées qui ne sont même pas noires, ni rouges, ni bleues. Mes idées sont des idébiles. Bêêêêê...
- Voir -
Mes yeux, passagers errant de mon imagination, fouillent la foule en éruption.
Mes yeux cherchent, comme fous, l'objet de leur attention.
Mes yeux trouvent et touchent du doigt leur reflet dans les tiens, je pars à la rencontre de ta main.
Mes yeux errent sans cesse de tes mains à tes reins, sans savoir où poser leur regard.
Mes yeux sont hagards.
Et dans tes yeux reflétant l'infini des cieux, mes yeux trouvent une étoile.
Cette étoile est un mirage, une illusion. Nous l'appellerons Horizon (et un horizon n'est rien, si ce n'est la limite de ce que nous pouvons voir).
Mes yeux, enfin fixés, cessent d'errer, comme illuminés, ils ont enfin trouvé ce qu'ils cherchaient.
Nos regards se sont croisés. Un instant, un bref instant. Un instant d'éternité (déterminé ?).
Je suis aveuglé. Trop de lumière, tu es lunaire.
Au loin, l'étoile Horizon éclaire mes tribulations, me faisant perdre la raison, et espérer.
Espérer que ces mots te plairont.
Mes yeux cherchent, comme fous, l'objet de leur attention.
Mes yeux trouvent et touchent du doigt leur reflet dans les tiens, je pars à la rencontre de ta main.
Mes yeux errent sans cesse de tes mains à tes reins, sans savoir où poser leur regard.
Mes yeux sont hagards.
Et dans tes yeux reflétant l'infini des cieux, mes yeux trouvent une étoile.
Cette étoile est un mirage, une illusion. Nous l'appellerons Horizon (et un horizon n'est rien, si ce n'est la limite de ce que nous pouvons voir).
Mes yeux, enfin fixés, cessent d'errer, comme illuminés, ils ont enfin trouvé ce qu'ils cherchaient.
Nos regards se sont croisés. Un instant, un bref instant. Un instant d'éternité (déterminé ?).
Je suis aveuglé. Trop de lumière, tu es lunaire.
Au loin, l'étoile Horizon éclaire mes tribulations, me faisant perdre la raison, et espérer.
Espérer que ces mots te plairont.
Me voyant si malheureux,
Elle me dit en se moquant :
"Et si l'Amour était joyeux,
Écrirais-tu autant ?"
Elle me dit en se moquant :
"Et si l'Amour était joyeux,
Écrirais-tu autant ?"
- Entendre / écouter -
Je regarde mon bras, scarifié à coup de griffes de lapin. L'enfoiré. Un jour, je vais le bouffer. Envie de viande, de viande rouge, de sang, de violence. Les mots, triste exutoire. Où est ma vraie vie ? Celle que je ne vis pas, que je ne vivrai jamais, pas envie de vivre, la flemme, je me contente d'aller, de suivre le flux de mes pensées. Bêêêêê...
Penser ? Pas besoin. Jour d'élection. Je reste couché. Pas besoin d'aller voter. Garde tes critiques, l'ami. Ô toi le parvenu néo-capitaliste bourgeois de mes deux, je te connais, je connais ta vie, je côtoie tes enfants, ne viens pas me faire une leçon d'intégrité politique, tu te réclames le coeur à gauche, et ton bulletin de vote est à droite. Limite extrême. Ne viens pas me faire la morale, garde tes jugements et tes conseils. Et toi, pauvre fille, tu votes socialiste parce que tu as honte de gagner autant de fric à ne rien foutre et de voir que dans ta propre famille, d'autres sont dans la merde. Je suis de ta famille. Connasse, si tu as trop de fric, donne m'en ! Bêêêêê...
Qu'importent les mots, qu'importe ma colère contre ces gens qui ne veulent pas écouter, qui ne veulent pas comprendre, qui en réalité n'en ont rien à battre, mais qui n'assument pas. Bordel, mais bordel, je les hais, ces bouffons, ces moutons. Bêêêêê...
Dégage, loin. Bêêêêê...
Ils ne sont rien pour moi, ni moi pour eux, je les déteste, mais à travers eux c'est moi que je ne supporte plus. Je ne suis qu'un intolérant pas foutu d'aller jusqu'au bout de ses opinions. Je devrais me barrer, visiter la forêt sud-américaine, et m'y perdre. Mais je reste, pas les couilles de partir. Pas les couilles de m'enfuir. Je ne sais que rester, me plaindre et bêler. Bêêêêê...
Bêêêêê...
Laissez-moi bêler en paix. Bêêêêê...
Sous la nuit étincelante
Le silence crache au loin
Son armée tonitruante
D'obscurité et de chagrin
Le silence crache au loin
Son armée tonitruante
D'obscurité et de chagrin
- Toucher -
Je suis un forgeron, et dans mon atelier écrasé, sur une enclume de papier, frappant d'encre les mots je les fonds à ma façon en phrases longues ou courtes, selon l'occasion.
Je forge des mots épées, des mots boucliers ("je vous l'ai dit, les armes et les mots, c'est pareil, ça tue pareil", Leo Ferré), des mots d'amour, des mosaïques de mots, mauvais jeux de mots.
Je forge des mots tabous, des mots bijoux pour les glisser autour de ton cou, et j'en serais jaloux.
Je prends pitié de la cohorte des mots oubliés, et les fondant avec les mots méchants, les mots mécontents, je tente désespérément de forger des odes en ton honneur.
Bonheur.
Je sacrifie tout les mots sur l'autel de ta beauté. Leur sang d'encre coule à mes pieds, mêlé aux larmes que je verse, et que tu ne verras jamais.
- Rêver -
Voilà, il est tard, mes yeux se ferment doucement,recouverts par cette tendre membrane que l'on appelle paupière, et qui transforme la plus éblouissante des lumières en lueurs rougeâtres d'obscure chaleur.
Alors tu brises la glace. Trop de silence dans ce reflet. Que t'arrive-t-il ? Ce n'est pas ce que tu espérais voir ? Si tu veux savoir ce qu'il y a derrière ces yeux froids, tu n'as qu'à tracer ton chemin au travers de ce masque.
Tu rêves d'un vieil éléphant qui traverse le désert. Tu n'es qu'un océan de non-dits et de tristesse. Un océan vide de sens, vide de vie, un trou dans le sol, plein de vide, et tu erres d'un radeau à l'autre.
Cette glace te renvoyait ton image, une fenêtre ouverte sur un monde de mirage. Tu as brisé son visage. Le sang qui coule dans ta main est le mien...
Et dans ta tête, sans cesse ce refrain, un monde meilleur, un monde sans fin, le Meilleur des mondes, où l'on tuera tous les affreux, un monde pour dans dix siècle tu fais tes adieux, un monde ?
Surtout, ne rien laisser paraître.
J'aimerais que tu sois là. Nous irions voir la face cachée de la pièce à côté, une pièce à deux faces, deux visages, l'un souriant, avec des clins dans les yeux, l'autre grimaçant, avec des larmes dans les creux.
Ne pleure pas.
Surtout, ne rien laisser paraître.
Un monde, qui tourne sans fin, une pièce, qui tourne aussi
Pile, face, pile face, pile face
Mais elle ne s'arrête jamais.
Je vais inventer une catapulte humaine, un délire qui m'est venu dans un rêve : ce serait une machine pour que les hommes puissent s'envoyer en l'air.
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