Neurones en fleur de cactus
Tempestes-moi les gonades
Dégoupillons ces grenades
Et roulons-nous dans l'humus
La pourriture des corps décharnés de la prochaine et ultime et dernière et inévitable et singulière et espérée
Guerre
La pourriture des victimes militaires et civiles et innocentes et coupables et de toute façon
Mortes
La pourriture de ta soeur ta femme ton amante ta mère
Nature
La pourriture
Neurones en fleur de cactus
Qui explose en un million d'étoiles
Tempestes-moi jusqu'à la moelle
La Toile d'Araignée
L'araignée qui ce matin peignait sa toile
A capturé des ses délicieux filets
Quelque chose de la splendeur d'une étoile :
Une merveilleuse goutte de rosée.
Le soleil venait juste de se lever,
Et comme il dardait ses fabuleux rayons,
L'un sur cette goutte est venu l'iriser.
Ce fut là une magnifique explosion
De couleurs giclant en toutes directions.
Moi qui me tenait là, je fus submergé
Par ce lourd flot de lumière et d'émotions.
Le soleil venait juste de se lever,
L'araignée ce matin peignait en sa toile
Quelque chose de la splendeur d'une étoile.
A capturé des ses délicieux filets
Quelque chose de la splendeur d'une étoile :
Une merveilleuse goutte de rosée.
Le soleil venait juste de se lever,
Et comme il dardait ses fabuleux rayons,
L'un sur cette goutte est venu l'iriser.
Ce fut là une magnifique explosion
De couleurs giclant en toutes directions.
Moi qui me tenait là, je fus submergé
Par ce lourd flot de lumière et d'émotions.
Le soleil venait juste de se lever,
L'araignée ce matin peignait en sa toile
Quelque chose de la splendeur d'une étoile.
Hymne à Dionysos
Chantons Dionysos et son cortège nymphesque
Dionysos le bruyant, le bien-nommé Digonos,
L'esprit de l'écorce à la suite si grotesque
De thyades et de satyres. Ô toi Phloïos !
Tu aimes les femmes avec tant de fureur !
Tu es à la fois vagabond et sédentaire
Arpentant le monde traîné par des panthères
Ô dieu errant ! Ô toi l'éternel voyageur !
Oui, chantons humblement le noble dieu errant
Cet enfoiré qui picole tout notre vin
Chantons-le donc, enthousiastes, en attendant
Qu'à ses jours ensemble nous puissions mettre fin
Dionysos le bruyant, le bien-nommé Digonos,
L'esprit de l'écorce à la suite si grotesque
De thyades et de satyres. Ô toi Phloïos !
Tu aimes les femmes avec tant de fureur !
Tu es à la fois vagabond et sédentaire
Arpentant le monde traîné par des panthères
Ô dieu errant ! Ô toi l'éternel voyageur !
Oui, chantons humblement le noble dieu errant
Cet enfoiré qui picole tout notre vin
Chantons-le donc, enthousiastes, en attendant
Qu'à ses jours ensemble nous puissions mettre fin
Vivement
Vivement
Sonnet Maladroit
Sonnet Maladroit
Vivement bientôt, ma douce amie
Se lever trop tôt, et rester au lit
Manger des huîtres, ou bien te manger toi
Regarder à la vitre, se jeter du toit
Vivement tout de suite, ô mon amour
Tout nu, et ensuite ton corps tout autour
Vivement l'amour, ma chère amante
Je ferais tout pour abréger l'attente
Vivement tes bras, ma chère compagne
Qu'on soit sous les draps, ou dans la campagne
A travers les champs, sous les étoiles
Vivement ton corps, vivement nous deux
Chère petite mort, je suis amoureux
Oh oui, vivement qu'on soit à poil !
Se lever trop tôt, et rester au lit
Manger des huîtres, ou bien te manger toi
Regarder à la vitre, se jeter du toit
Vivement tout de suite, ô mon amour
Tout nu, et ensuite ton corps tout autour
Vivement l'amour, ma chère amante
Je ferais tout pour abréger l'attente
Vivement tes bras, ma chère compagne
Qu'on soit sous les draps, ou dans la campagne
A travers les champs, sous les étoiles
Vivement ton corps, vivement nous deux
Chère petite mort, je suis amoureux
Oh oui, vivement qu'on soit à poil !
17 fèv. 2008
Souvenir d'été (Dépravé II)
Souvenir d'été
(Dépravé II)
Un être pathétique
Qui git là, couché
Complètement alcoolique
Au fond de ce fossé
Ecoutez sa musique
Il se met à chanter
Si seulement j'avais
Un arbre, une forêt
Une hâche, un couteau
Une flaque, un cours d'eau
Un hamac, une étoile
Un bateau, une voile
Un instant, l'éternité
D'une heure ou deux pour rêver
Il reste là, stupide
Dehors, seul dans le froid
Bercé par la lourde et fétide
Haleine d'absinthe et sangria
(Dépravé II)
Un être pathétique
Qui git là, couché
Complètement alcoolique
Au fond de ce fossé
Ecoutez sa musique
Il se met à chanter
Si seulement j'avais
Un arbre, une forêt
Une hâche, un couteau
Une flaque, un cours d'eau
Un hamac, une étoile
Un bateau, une voile
Un instant, l'éternité
D'une heure ou deux pour rêver
Il reste là, stupide
Dehors, seul dans le froid
Bercé par la lourde et fétide
Haleine d'absinthe et sangria
Et ce soir-là fut le dernier.
Voyage
Voyage
Sonnet irrationnel*
Sonnet irrationnel*
Son esprit délire pendant que son corps gît
Oui mais voilà : ces voyages sont interdits
Il est pourtant heureux, parti vers cet ailleurs
Stupide garçon aux vingt ans si douloureux
Il s'est perdu dans sa recherche du bonheur
En laissant derrière lui famille et amis
Préférant de beaucoup la défonce à la vie
Cherchant une route vers un monde meilleur
Stupide garçon aux vingt ans si douloureux
Lui qui penséspérait son avenir radieux
Parce que son amour pour quelques mois s'en va
A choisi de faire un voyage artificieux
Quelque part dans le si lointain pays des cieux
Espérons tout de même qu'il s'en reviendra
Oui mais voilà : ces voyages sont interdits
Il est pourtant heureux, parti vers cet ailleurs
Stupide garçon aux vingt ans si douloureux
Il s'est perdu dans sa recherche du bonheur
En laissant derrière lui famille et amis
Préférant de beaucoup la défonce à la vie
Cherchant une route vers un monde meilleur
Stupide garçon aux vingt ans si douloureux
Lui qui penséspérait son avenir radieux
Parce que son amour pour quelques mois s'en va
A choisi de faire un voyage artificieux
Quelque part dans le si lointain pays des cieux
Espérons tout de même qu'il s'en reviendra
* (http://www.oulipo.net/contraintes/document19532.html)
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